Kateri Tekakouitha (1656-1680)

 

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Canonisée à Saint-Pierre-de-Rome le 21 octobre 2012 par le Pape Benoît XVI, Kateri Tekakouitha vécut entre 1657 et 1680. Sa cause fut introduite par le diocèse d’Albany N.Y., en 1884 et approuvée au Vatican en 1943. La cause devint la responsabilité du diocèse de Saint-Jean-Longueuil en 1949 et le P. Henri Béchard, s.j. en fut nommé le vice-postulateur (promoteur), poste qu’il conserva jusqu’à sa mort en 1990. Kateri fut béatifiée à Rome par le Pape Jean-Paul II le 22 juin 1980.

Carte Jones

Kateri est née à Ossernenon au pays des Mohawks (aujourd’hui Auriesville, N.Y.) d’une mère algonquine catholique et d’un père qui était capitaine mohawk. En 1660, la petite vérole éclata dans la région emportant ses parents et son jeune frère. Elle-même survécut à peine, presqu’aveugle et marquée pour la vie par de lourdes cicatrices au visage, laides et grêlées. Adoptée par son oncle, elle repoussa deux riches prétendants et se réfugia dans une solitude priante et dans le souvenir religieux de sa mère chrétienne.

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Le missionnaire jésuite Jacques de Lamberville, arrivant à Ossernenon, reconnut l’extraordinaire qualité mystique de sa vie de prière qui lui rappelait celle de la grande visionnaire médiévale Sainte-Catherine-de-Sienne. Il lui conféra le baptême le jour de Pâques 1676. On commença alors à la persécuter et même à lui faire des menaces de mort. C’est pourquoi le P. de Lamberville la fit passer au village chrétien de Kahnawake où elle put librement exercer sa vie de prière et choisir comme accompagnateurs spirituels les jeunes missionnaires Pierre Cholonec (1641-1721) et Claude Chauchetière (1645-1709), ce dernier lui-même bénéficiaire d’extraordinaires extases mystiques.

ChauchetiereC’est aussi à Kahnawake, qu’accablée de migraines, d’une fièvre lente et d’un grand mal d’estomac, elle mourut, le 17 avril 1680. C’est alors qu’immédiatement après sa mort, les traits de son visage, défigurés par la petite vérole, se sont merveilleusement embellis pour lui donner une figure rayonnante d’une extraordinaire beauté qui ne pouvait être que céleste.

Ce miracle fut le premier parmi des centaines d’autres qui suivirent, témoins d’une remarquable dévotion qui se prolonge à travers le Canada et les États-Unis jusqu’à nos jours.